Le choix de la toile de tente
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Le choix de la toile de tente

Pourquoi camper ?

Lors de la préparation de notre voyage en Amérique latine, nous avions prévu d'emmener le nécessaire pour camper.

Pour notre premier road trip à moto, le tour de la Bretagne, nous avions réservé un logement Airbnb pour chaque soir, et on s'est rapidement aperçus que c'était contraignant. Certes, c'était confortable de dormir dans un lit douillet, mais nous avions l'impression de courir après le temps pour être au point de rendez-vous le soir. Bref, cela ne convenait pas à notre façon de voyager.

Dès l'année suivante, nous avons donc investi dans du matériel de camping adapté pour être autonomes : tente, duvets compacts, matelas légers, etc. Nous sommes partis quinze jours en Irlande sans avoir l'impression d'être surchargés. Les quelques motards croisés avant le ferry du retour nous ont pris pour des fous quand ils ont vu notre chargement et qu'on leur a dit qu'on avait campé pendant quinze jours. Cela reste pourtant l'un de nos meilleurs souvenirs de voyage à moto.

Nos deux motos chargées du matériel de camping, garées le long d'un muret face à la mer en Irlande
Tout le bivouac tient sur les motos, en Irlande

Autant dire que lorsqu'on s'est lancés dans les préparatifs de ce grand voyage, il n'était pas question de partir sans le matériel de bivouac. On savait que nous allions traverser des paysages incroyables, et nous ne voulions pas être contraints par une réservation si nous avions envie de nous poser quelque part. Et puis, il faut bien l'avouer : selon les régions, nous n'étions pas sûrs de trouver un hébergement dans nos prix, voire un hébergement tout court.

Cependant, partir quinze jours ou trois semaines en itinérance l'été est une chose ; partir un an avec tout le matos en est une autre. On s'est donc interrogés sur le matériel de bivouac à emporter.

Le premier sujet de discussion a été le choix de la tente. Au fil de nos voyages, nous avons testé trois modèles. Dans cet article, nous vous faisons un retour d'expérience en présentant les avantages et les inconvénients de chacun. On espère qu'il vous sera utile et vous donnera des pistes de réflexion le jour où vous devrez choisir la tente la plus adaptée à votre besoin.

Notre première tente : la Quechua Quick Hiker 2 Fresh & Black

Quand on s'est mis à la recherche de notre première tente pour partir à moto, nous avions deux critères principaux : légère et compacte.

Le poids est moins déterminant à moto qu'à vélo ou en randonnée, mais il faut rester vigilant. À force de se dire « oh, ce n'est pas grave, c'est la moto qui porte », on se retrouve vite trop chargés, et ça se ressent sur la conduite.

Par ailleurs, on ne voulait pas mettre trop cher dans une tente qui ne servirait que quelques semaines par an. À l'époque, nous avons commencé à regarder sur internet, mais les prix des grandes marques comme MSR étaient trop élevés pour notre bourse.

Nous sommes donc allés voir ce que proposait Decathlon. La marque a beau être décriée par certains spécialistes, elle propose indéniablement des produits astucieux, avec un rapport qualité/prix imbattable pour un usage loisir. Et nous y avons trouvé notre bonheur !

La Quechua Quick Hiker 2 exist(ait) en deux versions : Fresh & Black et classique. Étant tous les deux de gros dormeurs (on oublie les départs à 8 h pour les randos moto chez nous), on a été séduits par l'option « Black ». Et comme, campeurs depuis notre plus jeune âge, on sait ce que c'est de dormir sous une toile par 30 °C, le côté « Fresh » a fini de nous convaincre.

L'autre atout qui nous a plu, ce sont les deux espaces de rangement de chaque côté de la chambre : idéal pour ranger les affaires de moto pendant nos périples. Elle est aussi particulièrement légère et facile à monter.

Elle nous a beaucoup servi, à vélo comme à moto (et en soirée), pendant plus de cinq ans.

La Quechua Quick Hiker 2 Fresh & Black montée dans un camping en Irlande, les motos et les affaires étalées autour
La Quick Hiker 2 Fresh & Black au camping, en Irlande

Les limites :

  • L'usure. Elle a rapidement montré des signes d'usure par rapport à une tente classique. À l'usage, pas sûr que l'option Fresh & Black soit adaptée à l'itinérance : plier et déplier tous les jours abîme le textile. Et puis, ça n'aide pas aux départs matinaux ! La version classique semble mieux vieillir : nous avons croisé des cyclistes qui l'utilisaient depuis plusieurs années sans problème majeur.
  • Le rangement. Au fil du temps, on s'est aperçus que les espaces de rangement étaient trop étriqués pour toutes nos affaires moto. À vélo, c'est parfait, mais entre les casques, l'équipement et les affaires personnelles, on était un peu à l'étroit.

Pour notre périple en Amérique latine, nous avons donc décidé de chercher un autre modèle.

La Lone Rider ADV Tent : la référence chez les motards

Quand on a décidé de changer de tente, nous avons comparé de nombreux modèles : imperméabilité, taille des rangements, poids, prix… Quel enfer ! Comment être sûrs de faire le bon choix face à une offre aussi large ?

Puis un jour, nous avons découvert l'ADV Tent de Lone Rider. Elle remplissait tous nos critères et avait bonne presse auprès des motards. Nous l'avons donc achetée et testée.

La tente Lone Rider ADV Tent kaki montée dans un pré, à côté de nos deux motos
L'ADV Tent de Lone Rider, discrète avec sa toile kaki

Ses avantages :

  • plusieurs zones de rangement à l'intérieur ;
  • facile à monter, et plus grande que notre précédente tente ;
  • discrète grâce à sa couleur kaki, pratique pour bivouaquer ;
  • une imperméabilité imbattable pour sa catégorie (10 000 mm).

En revanche, on s'est vite aperçus qu'elle présentait un défaut majeur pour notre usage : les aérations sont assez basses, si bien que l'humidité s'évacue mal.

Même quand Adeline l'utilisait seule en voyage à vélo, il y avait régulièrement de l'humidité à l'intérieur au réveil ; elle l'a rarement pliée sèche au moment de partir. Autant dire qu'à deux dedans, c'était la catastrophe. Au début, nous pensions à un défaut de fabrication. Nous avons contacté le SAV, qui a été hyper professionnel et réactif. Mais force est de constater que le problème était le même sur le nouveau modèle envoyé.

Par ailleurs, même si les zones de rangement étaient plus grandes, elles ne suffisaient pas pour toutes nos affaires. Il faut dire que nous n'avons pas de valises rigides sur nos motos : chaque soir, on devait jouer à Tetris pour tout stocker en sécurité dans l'avancée.

Pour compenser ce manque de place, nous avions investi dans un petit auvent vendu 18 euros chez Decathlon. Mais le jour où Thomas a retrouvé des limaces sur nos affaires… on s'est dit qu'il fallait trouver un plan C.

La Big Agnes Blacktail Hotel 2 : enfin de l'espace !

Après notre périple dans les Bardenas et les Pyrénées, nous avons revendu l'ADV Tent et nous sommes partis à la recherche du précieux sésame : une tente avec un grand espace de rangement et de bonnes aérations, mais qui reste légère, compacte une fois pliée et pas trop chère (toujours ce budget à respecter !). Challenge accepté.

En fouinant sur les internets, nous sommes tombés sur la Big Agnes Blacktail Hotel 2.

Ce qui nous a convaincus :

  • un grand auvent pour ranger nos affaires et se mettre à l'abri en cas de pluie ;
  • un poids et un encombrement raisonnables : environ 3 kg, 53 × 18 cm une fois pliée ;
  • deux entrées, pour que chacun puisse sortir sans déranger l'autre.

Nous l'avons testée pendant l'été 2025 lors de notre périple dans le Cantal, et c'était vraiment confortable. Une fois pliée, elle rentre parfaitement dans nos sacoches, à la même place que l'ancienne : nickel.

La Big Agnes Blacktail Hotel 2 montée au bord d'un lac, sous un araucaria, dans la province de Neuquén
La Big Agnes au bord d'un lac, dans la province de Neuquén

En revanche, nous la déconseillons en solo. Adeline l'a utilisée pendant un voyage à vélo : elle est trop grande et assez pénible à monter seule. Le montage n'est pas sorcier, mais il faut apprivoiser la bête. Une fois qu'on a compris le sens de montage (notamment avec la bâche de protection) et qu'on s'y met à deux (surtout pour fixer l'arceau de l'auvent), ça va vite.

Niveau aération : RAS. Les ouvertures sont au sommet de la tente, et nous n'avons pas eu le même problème qu'avec la Lone Rider, en tout cas dans la chambre. L'auvent, lui, n'a pas d'aération, donc il y a un peu d'humidité le matin. Mais le modèle parfait semble difficile à trouver.

Bilan

Nous sommes très contents de ce choix. Nous avons eu l'occasion de tester la Big Agnes à de nombreuses reprises, notamment en Argentine et au Chili, et elle répond parfaitement à nos attentes.

Pour un voyage en solo ou en duo à vélo, en revanche, on recommande vivement une tente comme la Quechua Quick Hiker 2, mais sans l'option Fresh & Black : ses deux entrées facilitent la vie à deux, et c'est particulièrement confortable d'avoir une avancée de chaque côté pour ranger ses affaires. À notre retour de voyage, il est possible qu'on rachète ce modèle pour nos vélopopées. La Big Agnes sera réservée aux périples à moto en duo !

Récap : nos trois tentes en un coup d'œil

Quechua Quick Hiker 2 Fresh & BlackLone Rider ADV TentBig Agnes Blacktail Hotel 2
Poids3,1 kg3,5 kg3 kg (2,5 kg au minimum)
Taille pliée ?42 × 14 cm53 × 18 cm
Prix~150 € (plus vendue)499 €349,90 €
Imperméabilité (double toit) ?10 000 mm1 500 mm
Entrées222
Points fortsLégère, pas chère, chambre sombre et fraîcheTrès imperméable, discrète, bien pensée pour la motoGrand auvent, bonne aération de la chambre
Points faiblesTextile qui s'use vite, rangements étroits pour la motoCondensation, rangements encore trop justesPénible à monter seul, auvent sans aération
Pour qui ?Vélo, en solo ou à deux (version classique)Motard solo prêt à gérer l'humiditéDuo à moto

Prix publics constatés en septembre 2026.

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