Santiago et Valparaíso
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Santiago et Valparaíso

« On croit voyager pour voir du pays. Et puis on réalise qu'on voyage surtout pour voir des gens. »

Sept jours entre Colina, Santiago et Valparaíso. Pneus neufs sur l'Himalayan, motos enfin prêtes pour la suite, premières vraies marches de Thomas depuis cinq semaines, Kendo avec un sensei coréen 7e Dan, Vega Central avec Jessy et cerros de Valpo. Beaucoup de choses, peu de kilomètres, bien des souvenirs.


La route jusqu'à Colina et l'accueil de Jessy

On a jamais rencontré Jessy, mais on se connaît depuis quelques mois via les réseaux : Jessy a une AJP, il est breton et on a quelques connaissances en commun. On discute régulièrement ensemble, mais on a jamais eu l'occasion de se rencontrer. Aujourd'hui c'est le grand jour.

On parcourt 290 km de route pour arriver jusqu'à Colina. Pas de hors-piste pour préserver la cheville, quelques grands axes, même un bout d'autoroute. Ce n'est pas le trajet le plus intéressant qu'on ait pu faire jusqu'à présent, mais l'objectif est surtout d'arriver à bon port sans encombre.

Une fois arrivé, l'accueil est très chaleureux, comme si on se connaissait depuis toujours. On prend un café, on papote et on rencontre la compagne de Jessy, Priscilla, vers 19 heures. La soirée passe vite. Ces rencontres-là, c'est ce qu'il y a de mieux dans le voyage.

Jessy

La tournée des magasins

Cet arrêt à Santiago c'est aussi l'occasion de préparer les motos pour la suite, avant le passage en Bolivie. Alors forcément, le lendemain, la liste des tâches à réaliser est longue : on doit trouver des pneus pour l'Himalayan, des filtres à huile pour les 2 motos et une attelle plus renforcée pour Thomas. On file chez Big Trail, le paradis de la moto à Santiago. Bonne nouvelle, ils ont des pneus à la bonne taille, même s'il faut prendre du 150 au lieu du 140. En trente minutes et c'est réglé. Mauvaise nouvelle : la pose se fera le lendemain.

On enchaîne les magasins jusqu'à 15h30, le temps de tout trouver. À la fin, ça devient pénible: Thomas a mal aux pieds et on a faim. Mais au moins, on a tout ce qu'il nous faut pour poursuivre le voyage. Le soir, pour remercier Jessy et Priscilla de leur accueil, on décide de cuisiner. Rien d'exceptionnel mais on passe une très bonne soirée, comme si on avait retrouvé de vieux copains.


Pneus montés, motos prêtes et soirée fromage

Le lendemain, on a rendez-vous à 9h30 pour la pose des pneus. Ils nous annoncent une heure de travail mais Priscilla nous a prévenu, cela risque d'être plus long. Effectivement, on récupère la moto vers 12h30 mais au moins l'Himalayan a de beaux pneus.

L'après-midi, on réalise les dernières réparations : changement de klaxon, nettoyage des filtres à air, redressage du guidon de l'AJP. Les deux motos sont enfin prêtes pour la suite.

À peine le temps de souffler qu'on file à une soirée d'expatriés à Santiago. Au menu, du fromage et des rillettes, on se croirait à la maison !

On se sent un peu comme des intrus au départ, mais on finit par parler voyage avec quelques personnes intéressantes. Une femme expatriée au Costa Rica tempère notre enthousiasme pour le pays : beaucoup de bouchons, beaucoup de pluie. On verra bien ce qui nous attend, mais en attendant on aura passé une bonne soirée.


Santiago à pied : premières marches de Thomas

Après avoir géré l'entretien des motos, direction Santiago pour jouer les touristes pendant 48h. On décide d'y aller sans les motos qui restent à Colina, on sera plus tranquille. On prend le métro et on rejoint l'hôtel Guanaco dans le quartier Bellavista: 26 000 pesos la nuit pour une chambre privée avec terrasse, pour la capitale c'est honnête. En revanche, on doit bien reconnaître que la décoration et le choix des tableaux sont assez douteux. Pour le prix, on ne va pas se formaliser!

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L'après-midi, on décide de marcher. C'est la première fois depuis plus de trois semaines que Thomas envisage vraiment de marcher. On file vers la casa Neruda mais à 11 000 pesos l'entrée par personne on fait demi-tour. On se rabat sur le parque Forestal, le musée des beaux-arts, la place des armes et la cathédrale. Au Chili, chaque ville a sa place des armes avec son église au centre. Celle de Santiago est très belle. On termine par La Moneda, la maison du président, sobre et incontournable. Après 2h30 de marche, Thomas fatigue et on rentre en métro.


Kendo au Joon Ang Dojo

Après une courte sieste, on file au Joon Ang Dojo pour 20 heures. Le sensei est coréen, 7e Dan. Dès le début du cours, il prend Adeline à part pour évaluer son niveau et apporter quelques corrections. Puis c'est parti pour 30 minutes d'échauffement et une heure de keiko. À la fin, il revient vers Adeline avec quelques ajustements supplémentaires. Sympa et drôle dans sa façon de formuler, Adeline profite d'un très bon enseignement.

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Le vrai Santiago avec Jessy : Vega Central et ancienne gare

Jessy a proposé de nous faire visiter Santiago.

Trois heures de visite avec lui nous permettent d'avoir une bonne vision de la ville et de découvrir des quartiers de Santiago où on n'aurait pas été tous seuls. On découvre la place des arts, la bibliothèque principale, la maison des députés, le quartier New York, le Petit Paris, et surtout le Vega Central. De l'extérieur ça fait peur : foule, pauvreté, aucun touriste. Mais à l'intérieur c'est une véritable découverte: c'est immense, il y a des allées entières de viande, de légumes, de éréales, à des prix qu'on n'imaginait pas: 4 euros la cagette entière de fraise !

On achète des feuilles de coca (en douce, ca ne semble pas bien légal ici, oups) pour la prochaine étape en altitude et quelques légumes. On mange dans les halles pour 8 000 pesos le plat, copieux et délicieux: des prix jamais vus au Chili. On termine cette visite touristique par l'ancienne gare transformée en lieu culturel, l'architecture est magnifique mais on tombe en plein marathon de Santiago et le lieu est transformé en Salon du running: on a toujours le chic pour tomber sur des événements partout où on va !

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Jessy nous explique en passant qu'il y a finalement peu de vieux bâtiments à Santiago : les tremblements de terre les détruisent régulièrement. Par exemple, la cathédrale a été reconstruite trois fois.

En fin d'après-midi on file à la gare routière prendre un bus pour se rendre à Valparaíso.


Valparaíso : cerros en couleurs, funiculaire et visite guidée

Valaparaíso n'a pas bonne presse niveau sécurité. Nous avons à peine mis les pieds dans la ville qu'on nous invite à plusieurs reprises à faire attention à nos affaires. Pourtant, très vite on se fait happer par le charme et l'ambiance de Valpo, comme ils disent ici.

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Le lendemain de notre arrivée on déambule dans les cerros à la découverte des fresques murales. On tombe sur un funiculaire dont la pente est impressionnante, Adeline a le vertige mais ça passe vite. On explore la porte rouge, plusieurs miradors, mais on passe notre tour au toboggan urbain (sans jean c'est risqué pour le derrière). On se perd et c'est tant mieux: c'est la meilleure manière de visiter la vieille ville. Vers 15 heures, on s'arrête rue Cumming pour déjeuner. Thomas teste le pastel de choclo, spécialité chilienne à base de maïs et viande: il valide.

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En fin d'après-midi, on prend un tramway vers Viña del Mar. L'ambiance change radicalement : plus chic, plus riche, plus calme, moins typique. On marche le long de la mer et on arrive sur la plage centrale pile pour le coucher de soleil: superbe.

Le retour en bus est une petite aventure avec les retards et la foule, mais on finit par rentrer. On termine la soirée sur la terrasse de l'hôtel, seuls avec la vue sur les collines de Valpo dans tous les sens. Il fait froid mais on est bien.

Le lendemain, Thomas reste au repos pendant qu'Adeline fait une visite guidée alternative. Elle découvre les quartiers populaires, le Mercado Puerto et sa vue depuis le toit, la place Bismark, l'ancienne prison et en apprend un peu plus l'histoire politique chilienne. Trois heures en petit groupe, instructif et convivial. Après cette visite, elle rejoint Thomas pour déjeuner, on croise un couple de Français rencontré sur le ferry de Puerto Yungay qui rentre en France mercredi, heureux hasard, puis on reprend le bus pour Santiago.

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Dernière soirée chez Jessy et Priscilla. On les remercie comme on peut pour leur accueil. Demain, on reprend la route en direction du Paso Agua Negra.

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